Lyon Part-Dieu

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Réinvention

La réinvention de la Part-Dieu est emblématique d’une nouvelle manière de construire la ville aujourd’hui : régénérer plutôt que faire table rase, s’appuyer sur l’histoire tout en anticipant les usages de la ville de demain.

Style Part-Dieu

Doté de signatures architecturales et d’une silhouette urbaine audacieuse, le quartier de la Part-Dieu a une histoire et un patrimoine de valeur sur lequel le projet urbain s’appuie, pour réinventer sur l’existant, à chaque fois que cela est possible. C’est dans cette forme de respect et de continuité que la Part-Dieu se régénère. C’est dans ces racines qu’elle puise la force de sa réinvention.Pour réussir cette transformation, il est indispensable de s’adosser à ce qui fait toute la valeur de la Part-Dieu : son patrimoine unique. Car ce quartier n’est pas à inventer ex-nihilo. La tour Part-Dieu, les volumes inédits de l’Auditorium et les grandes résidences d’habitation si prisées, typiques des années 1960, conservent une force et une esthétique indéniables et composent le style Part-Dieu. C’est la raison pour laquelle toutes les nouvelles réalisations contemporaines dialoguent avec ces pièces historiques. La Tour Incity, Sky 56 remodèlent le paysage lyonnais et dote la Part-Dieu de la signature architecturale des grands quartiers d’affaires, tandis que le Centre commercial se renouvelle tout en conservant sa façade historique.

Cour intérieure du bâtiment Orange®Renaud Araud

La Part-Dieu, une longue histoire. De la ferme…

La Part-Dieu est le fruit d’un ambitieux projet d’urbanisme total chahuté par des logiques contradictoires et resté inachevé.

Les terrains constituant actuellement le quartier de la Part-Dieu furent longtemps composés de champs et terrains insalubres soumis aux inondations du Rhône. Ils sont ensuite occupés par de grandes fermes mêlant pépinières et maraîchages. En 1737, Mme de Servient cède les terrains de son domaine de la Part-Dieu aux Hospices civils de Lyon. Ils sont cédés sous Napoléon III à l’État pour établir une caserne militaire construite sous la direction du Maréchal de Castellane entre 1855 et 1860.

La caserne des Cuirassiers à la fin des années 60 @ArchivesdeLyon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1957, Louis Pradel, élu maire de Lyon, souhaite acquérir ces 28 ha de terrains militaires pour entreprendre une politique active de logement et d’équipement de sa ville. L’acte de cession est signé en 1960 mais l’évacuation par l’armée traîne en longueur jusqu’aux premiers coups de pioche, en 1968. Entre temps, la Ville de Lyon a déjà confié à la SERL, Société d’équipement du Rhône et de Lyon la rénovation et la construction d’un programme massif de logements sous le nom d’ « opération Moncey ». Un plan, dont la dessin est notamment assuré par Zumbrunnen et Jacques Perrin Fayolle, est établi pour un « grand ensemble » de 2600 logements dans l’esprit de la Charte d’Athènes publiée par Le Corbusier et des principes hygiénistes qui guident la doctrine de l’époque. Ce plan masse assez systématique, comportant huit grandes barres hautes de 50 mètres, groupées deux par deux et bordées de larges jardins et d’équipements nécessaires à la vie de quartier, est approuvé en 1962.

Parallèlement, dans les années 60, le gouvernement commence à se préoccuper de l’aménagement du territoire et de la question des grandes agglomérations françaises. Il faut doter les métropoles d’équilibre de « centres décisionnels » capable de contre balancer l’importance de Paris. L’idée fera long feu. Mais l’ambition d’alors est de concevoir un projet d’urbanisme total incluant centre d’affaires, administratif, culturel, commercial, résidentiel, public et privé, mais aussi nœud de transport et espaces verts. Pour Lyon, ce centre sera à la Part-Dieu. Le secteur est choisi en raison de l’opportunité foncière liée au départ de l’armée, mais aussi pour sa qualité de centre d’échange avec la proximité des voies SNCF et sa position géographique au centre de l’ensemble urbain formé par Lyon et Villeurbanne. Le projet, structuré autour d’un axe est-ouest (la rue Servient), prévoit la création d’une gare, mais l’éventualité est d’abord rejetée par la SNCF.

La réalisation de ce nouveau centre est assurée par la SERL, sous le pilotage de la Communauté urbaine présidée alors par Louis Pradel. La maîtrise d’œuvre est confiée à l’atelier d’urbanisme de Charles Delfante, associé à E. Beaudoin en qualité de conseiller technique et J. Zumbrunnen, architecte. La Part-Dieu est conçue selon les thèses de la charte d’Athènes qui préconisait un urbanisme de dalle, permettant la séparation des circulations piétonnes et automobiles.

La période des années 60-70, qui procède d’un projet total, avec le grand ensemble (plan Zumbrunnen) puis l’urbanisme de dalle (projet Delfante), dote la Part-Dieu d’une série de réalisations architecturales remarquables. La tour EDF, les immeubles Moncey-Nord, le parking des Halles, la résidence du Lac, la résidence Desaix constituent autant de pièces d’une collection d’architecture originale. L’ensemble est complété par des emblèmes ou points d’appui : la tour Part-Dieu, l’Auditorium et la Bibliothèque municipale qui donnent à la Part-Dieu une identité architecturale très moderne. 

Plan d’époque du quartier de la Part-Dieu, années 1960 © Agence d’urbanisme de l’aire métropolitaine lyonnaise

Mais très vite, la Part-Dieu est dévoyée de son projet initial et bascule dans une banale logique de lotissements dénoncée par Charles Delfante. Chaque lot est donné à construire à des organismes, privés (tour UAP et Brittania en 1972, tour Part-Dieu en 1977) ou publics (tour EDF en 1971, Communauté urbaine de Lyon en 1976) , qui prennent des libertés assez grandes par rapport aux choix initiaux du plan directeur produisant des objets autonomes, juxtaposés, en compétition chacun pour ses propres objectifs d’expansion, d’usage, d’équation économique.

Peu à peu, le projet s’éloigne de ce qui devait faire son essence. La rigidité de l’urbanisme de dalle conjugué à l’anarchie de la logique de lotissement limite et fige les possibilités de développement du quartier. Le pôle culturel défendu par André Malraux ne survit pas au départ du ministre ; ne subsistent que l’Auditorium (1975) et la Bibliothèque (1972), chacun à une extrémité du site. L’axe est-ouest est détruit par le centre commercial qui a triplé sa surface initiale (120 000 m2) et qui enjambe la rue Servient à partir de 1975. Quant à la gare, il faut attendre le 13 juin 1983 pour qu’elle ouvre ses quais deux ans après l’inauguration de la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon en 1981. Mais son développement exponentiel propulse très vite la Part-Dieu comme site hyper connecté et, de fait, hyper central renforcé par le développement des transports en commun (mise en service du metro B en 1978).

A partir de la fin des années 80, la Part-Dieu semble mise entre parenthèses, au profit d’un développement urbain multipolaire, à la Cité internationale, puis à Gerland, la Confluence ou le Carré de soie. Part-Dieu se construit sur les franges, et ne livre aucun bâtiment emblématique jusqu’à la tour Oxygène en 2010.

… au projet Lyon Part-Dieu

  • 2011 : Validation du Plan guide et du Plan de référence (version 1).
  • 2012 : Ouverture de la concertation préalable sur le projet.
  • 2013 : Arrivée de la ligne T4 en gare de la Part-Dieu et réaménagement du secteur Mouton Duvernet.
  • 2014 : Livraison de la première phase de réaménagement de la rue Garibaldi.
  • 2014 – 2016 : Démolition du bâtiment B10, place Béraudier.
  • 2015 : Création de la Société Publique Locale Lyon Part-Dieu et lancement des travaux de Silex¹.
  • 2016 : Inauguration de la tour Incity ; lancement des travaux de Sky 56 et Sky Avenue.
  • 2017 : Inauguration du 107, de Terralta et de Silex¹.
  • 2017 : Début des travaux du centre commercial.
  • 2018 : début des travaux de la gare de Lyon Part-Dieu.
  • 2018 : Ouverture au public de la place de Francfort, premier espace public réaménagé
  • 2019 : Livraison de Sky Avenue et de la nouvelle rue Desaix.
  • 2020 : Livraison des nouveaux bureaux de la CARSAT, avenue Pompidou (rénovation) , de la rue Flandin redressée et du campus Orange Lumière. Ouverture de la porte de la Lanterne du centre commercial.
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